Méthode · 7 min de lecture

Comment construire un playbook de trader sérieux

27 février 2026

Tout le monde parle de playbook. Très peu en ont un vrai. La plupart confondent playbook et collection de captures d'écran TradingView.

Un playbook utile, c'est un document vivant qui répond à trois questions pour chaque setup :

1. Quand est-ce que je prends ce setup ?

Conditions de marché précises : tendance, volatilité, séance, news à venir. Si tu ne peux pas écrire les conditions en 3 lignes, ton setup n'est pas encore un setup — c'est une intuition.

2. Comment je l'exécute ?

  • Niveau d'entrée exact (ou règle de déclenchement)
  • Stop initial (en R, pas en pips)
  • Première cible / règle de gestion
  • Conditions d'invalidation avant entrée

3. Quel est son edge mesuré ?

C'est là que 95% des traders se plantent. Tu dois avoir au minimum 30 trades sur le setup avant de l'appeler "validé". En dessous, c'est du biais de confirmation.

Pour chaque setup, mesure : - Win rate - R moyen - Expectancy - Maturité (nombre de trades) - Conditions où il performe / sous-performe

Le piège : sur-optimiser

Ne crée pas 12 setups. Crée 2 ou 3 que tu maîtrises. Un trader avec 2 setups solides bat un trader avec 10 setups moyens. Toujours.

Ton playbook n'est pas une vitrine. C'est un outil de décision.

PBB Ledger gère cette structure nativement : chaque trade est rattaché à un setup, et chaque setup a sa propre fiche d'edge avec maturité, performance, et conditions optimales.